Les traces archéologiques antérieures à l’âge de fer sont rares en Yveline. On repère pourtant, dans le massif de Rambouillet, l’existence de nombreuses exploitations agricoles d’époque gallo-romaine. À Rambouillet même, divers sites témoignant d’une présence humaine dès la préhistoire ont livré quelques vestiges.
C’est au Moyen Âge, en 768, qu’apparaît le nom de Rambouillet (Rambolitum) et une première église est mentionnée en 1052.
LA VILLE AU FIL DES SIECLES...
Le Rondeau
C’est à Fleuriau d’Armenonville, propriétaire du domaine de 1699 à 1706, qu’est attribuée la création des jardins à la française. Les aménagements des canaux et des bassins permettent notamment d’assainir le sol et des terrains sont gagnés sur les marécages. Le rondeau (« le rond d’eau ») qualifié ainsi pour être distingué du miroir, une pièce d’eau de forme rectangulaire aujourd’hui disparue, est ainsi creusé.
La naissance d’une place
À la rencontre de la « grande route pavée de Paris à Chartres » (actuelles rue de Gaulle et avenue Leclerc), du « chemin de Rambouillet à la Louvière » (rue Chasles), et du « chemin de Rambouillet à Orléans » (rue Lenotre), la place Félix Faure est tracée en même temps que le Rondeau, le nouveau dessin du jardin modifiant alors le tracé de la route de Chartres.
Place de la Libération
Du Bailliage royal à la Maison commune. Erigé entre 1785 et 1787 par l’architecte Jacques-Jean Thévenin à la demande de Louis XVI, le bailliage (Palais de justice) était relié à des prisons qui seront détruites par la suite. Sur la façade principale, la fonction première du bâtiment est rappelée par un bas-relief figurant Thémis, allégorie antique de la justice.
La municipalité occupe les lieux dès l’époque révolutionnaire, mais c’est seulement en 1809 que l’empereur Napoléon 1er fait don de l’édifice aux Rambolitains.
Si l’avant-corps central illustre bien le style néo-classique en vigueur dans la seconde partie du XVIIIe siècle, la polychromie d’ensemble rappelle l’architecture classique du siècle précédent. Le campanile en zinc a été ajouté vers 1863.
L’Hôtel du gouvernement
Passée la Révolution, Napoléon 1er entreprend une réfection complète du château et du parc. Il fait reconstruire l’Hôtel du Gouvernement (actuel palais du roi de Rome) par l’architecte Auguste Famin et l’affecte à l’usage de son fils, le roi de Rome.
En 1 811, Rambouillet accède au rang de sous-préfecture.
L’arrivée du chemin de fer
Après l’abdication du roi Charles X au château de Rambouillet en 1830, la ville s’endort. Elle renaît en 1849 avec l’arrivée du chemin de fer. Tout en accélérant l’urbanisation du bourg, ce dernier permet aux Parisiens de venir se divertir au grand air.
La première gare de Rambouillet est détruite par un bombardement américain en août 1944. Un baraquement provisoire sera utilisé jusqu’à la construction de la gare actuelle inaugurée en 1956.
L’église Saint-Lubin
Une église « gothique » sous le Second-Empire
Édifiée de 1868 à 1871 par Anatole de Baudot, jeune élève de
Viollet-le-Duc, l’église Saint-Lubin s’inspire de l’architecture médiévale. Par souci d’économie, l’architecte a limité l’usage de la pierre de taille, privilégiant les murs de moellons, la brique et la fonte.
L’URBANISATION
Les maisons de ville au XVIIIe
De nombreuses maisons du centre ancien de Rambouillet ont été construites entre 1720 et 1830. La rue de Penthièvre offre ainsi, du n°13 au n°19, un alignement de façades sur rue parfaitement homogène.
La plupart de ces maisons ne disposent que d’un étage carré surmonté de combles. L’élévation à cinq travées, parfaitement symétrique, correspond à un type de distribution particulier. Un couloir central, dont la largeur permettait le passage d’un mulet, mène à une cour arrière et abrite un départ d’escalier.
L’urbanisation du coteau : la maison du serrurier du roi au 15, rue d’Angiviller
Construite entre 1787 et 1989 pour Jacques Dabin, serrurier du roi Louis XVI, cette belle maison est ornée d’un décor de ferronnerie exceptionnel. Elle fut l’une des premières construites dans la rue.
L’expansion urbaine au XIXe siècle : le plateau pavillonnaire
Délimité au sud par la rue Gambetta, le plateau pavillonnaire constitue un élément important du paysage urbain rambolitain. Après la construction de la nouvelle église Saint-Lubin, la ville se développe sur le plateau. La nouvelle bourgeoisie d’affaire et de commerce y bâtit alors de grandes demeures d’inspiration néo-classique en appareil de brique et de pierre.
En 1892, l’architecte municipal, Charles Trubert, donne les plans de l’école communale de filles et de l’école primaire supérieures de garçons, respectivement situées rue Gambetta et avenue du maréchal Foch.
Peu après, un nouveau Palais de justice est édifié par l’architecte départemental Albert Petit au 56, rue Gambetta.
L’Hôtel des postes
En 1931, le conseil municipal décide d’équiper la ville d’un bâtiment neuf, et participe à sa réalisation en cédant un terrain constructible à l’administration des P.T.T.
Livré en 1937, l’hôtel des postes de Joseph Bukiet fait partie d’une série dont le style s’est imposé à l’administration des P.T.T. Il illustre parfaitement « l’académisme moderne » de l’entre-deux guerres.
Le jardin du roi de Rome : ancien jardin du gouvernement
Bien que redessiné dans les années 1930, le jardin du roi de Rome conserve le souvenir de l’ancien jardin de l’Hôtel du Gouvernement. Le pavillon du verger, petit édifice rustique construit en 1718, en était un ornement.
D’HIER A AUJOURD’HUI : EVOLUTION ET RESPECT DE LA TRADITION
S’il a nécessairement évolué, le centre a réussi sa mutation en associant respect de la tradition et modernité. Une tradition encadrée par l’obligation de se plier aux contraintes de la ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) instaurée en 1996 et s’inscrivant en complémentarité du plan d’occupation des sols devenu depuis PLU (plan local d’urbanisme).
La zone d’aménagement concerté (ZAC) du quadrilatère en est un exemple, mais aussi l’opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH) portant aussi bien sur la réhabilitation extérieure qu’intérieure. Celle-ci est d’autant plus importante qu’aujourd’hui encore, 60% du bâti de la ville date du XVIIIe siècle ; la réhabilitation de la rue de Gaulle et simultanément d’une partie de la place Félix Faure, en 1998 et celle, en 2004, de la rue Chasles. Et pour accompagner cette évolution, ce fut aussi l’aménagement de parcs de stationnement souterrains : celui de l’Hôtel de ville, rue de Penthièvre, et celui des Vignes, rue d’Angiviller.
La ZAC du quadrilatère
Dominant le château et son parc, ce nouveau quartier sorti de terre entre 1995 et 2006, c’est :
Dix petites copropriétés
Une quarantaine d’appartements
Soit, au total, environ deux cent cinquante logements
Un hôtel trois étoiles, le « Relays du Château » qui lui aussi a conservé son cachet d’antan
Cinq cents places de stationnement
Une placette baptisée « Gustave Hervigo » dotée de bancs et paysagée
Un cheminement le serpentant dans toute sa longueur et s’ouvrant même sur un autre parcours piétonnier : celui qui mène, à travers les jardins de Madame Duchet puis de la sente de l’abbé Macaire, à la rue Gambetta
Deux opérations programmées de l’amélioration de l’habitat.
Objectif : préservation du centre ancien.
Initiée en décembre 1998, une première OPAH a été lancée pour mise aux normes et ravalement d’habitation situés dans le centre ancien de Rambouillet.
Entre 1999 et 2001, l’objectif initial a été largement dépassé :199 logements ont bénéficié de travaux de ravalement, de mise aux normes ou de réhabilitation pour un investissement total de 1 786 574 € et un montant de subventions ou de prêts bonifiés correspondant à 547 617 €.
Suite à une étude complémentaire réalisée début 2002, une deuxième OPAH était mise en place pour cette fois améliorer la salubrité des logements, la réhabilitation des parties communes des copropriétés et des travaux d’adaptation au handicap. Et de 2003 à 2005, 218 logements ont été ravalés, mis aux normes, réhabilités ou adaptatés au handicap pour un investissement total de 1 763 169 € et un montant de subventions de 487 718 €.
QUELQUES RECENTS OU FUTURS TRAVAUX DE REVALORISATION...
La plantation de plants de vignes, rue d’Angiviller
Le ravalement des façades du « Bon vieux temps »
La construction prochaine d’un pôle de spectacles, place André Thome et Jacqueline Thome Patenôtre.
Le Relays du Château
Au printemps 2006, dans le cadre de la ZAC du quadrilatère menée sous le contrôle de l’Architecte des bâtiments de France et après vingt ans de fermeture, pour soutenir le développement économique et touristique de la ville, le Relays du Château renouait avec sa tradition hôtelière.
Inauguré le 13 mai de cette même année, homologué trois étoiles et exploité sous l’enseigne « Mercure », cet hôtel qui dispose de 83 chambres, d’un salon de thé et de quatre salles de séminaires ou salons modulables a été entièrement réhabilité en conservant les caractéristiques de façade de l’époque.
Le Relays du Château accueille régulièrement réceptions et manifestations diverses et pour compléter l’offre d’accueil touristique, à l’automne 2009, un restaurant gastronomique devrait s’ouvrir juste à côté, dans un autre bâtiment historique : la « Maison de la Sainte Enfance », au 4-6, rue Poincaré.
La Maison de la Sainte Enfance
Construite au début du XVIIe siècle, le bâtiment abritait l’ancienne auberge des « Trois Rois », l’une des nombreuses auberges de la rue des Juifs, appellation de ce qui est devenu la rue Poincaré.
En 1684, cette auberge fut louée puis vendue à Catherine-Adrienne de Godard de Barisseuse qui y créa un établissement dédié à l’éducation des jeunes filles pauvres et qui prit le nom de la congrégation de la Sainte Enfance. Fermée suite à la loi sur la séparation de l’Église et de l’État, cette propriété a été revendue à plusieurs reprises. Le rez-de-chaussée a été transformé en locaux commerciaux avec percement d’un porche central et de vitrines en façade.
LES EQUIPEMENTS
Scolaires :
Une école maternelle
Deux écoles primaires : Foch et Gambetta
L’institution Sainte-Thérèse- maternelle et primaire-
Le collège et le lycée Sainte-Thérèse
L’accueil des petits, des adolescents, des aînés :
Crèche familiale « La farandole »
Halte-garderie Ribambelle
Les rendez-vous du jeudi
RAJ
La MJC-Usine à chapeaux
Le « Sillon », point d’accueil et d’écoute
La résidence du « Bon vieux temps »
Les services publics :
L’Hôtel de ville
L’office de tourisme
Le centre communal d’action sociale
Le centre des impôts
L’Hôtel de police
La gendarmerie
L’ANPE
La sécurité sociale
La sous-préfecture
Le Palais de justice
La poste principale
La gare SNCF
Culture-loisirs :
La médiathèque Florian
Le musée du jeu de l’oie
Le musée « Rambolitrain »
Le cinéma Vox
Culte :
L’église Saint-Lubin
Le temple protestant