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Monique Planès
Le plaisir du conte et de l’histoire.

Voilà déjà vingt ans qu’avec talent et conviction elle anime les conférences de l’Université inter-âge
et depuis quelques saisons les visites touristiques de la ville -. « J’étais parmi les premières conférencières, je suis toujours là », souligne Monique Planès.
C’est une autre voie que celle de l’art qu’avait pourtant emprunté cette montagnarde d’origine. Un bac littéraire en poche, Monique s’inscrit à la Faculté de droit, travaille un temps chez un avocat puis bifurque vers le secteur des assurances. « Mais j’avais le goût de l’art bien chevillé au corps », reconnaît celle qui finira par abandonner sa casquette de gestionnaire de portefeuille pour s’asseoir sur les bancs de l’école du Louvre dont elle sortira doublement diplômée : un diplôme d’histoire de la peinture et un autre de muséologie obtenu, s’il vous plaît, avec la mention très bien !
Un examen de conférencier du Ministère du tourisme glané en complément et voilà Monique Planès partie pour une nouvelle carrière : celle d’une conférencière en Histoire de l’art.
Un enthousiasme sans faille
De visites-conférences en accompagnement de voyages culturels ou cours dispensés à Nanterre et Censier, Monique Planès n’a rien perdu de son enthousiasme ni de sa passion. Et c’est « en passeur de la connaissance et de l’émerveillement » qu’elle analyse son métier. « Il me revient avant tout de communiquer le plaisir devant une œuvre d’art et de le faire partager », convient-elle. Et si les publics ne se ressemblent jamais, qu’importe ! « Un public est parfois fait de différences, mais il a toujours une personnalité. À nous, professionnels, de nous mettre à sa portée et de nous adapter pour entrer en communication avec lui, sachant qu’au final, c’est lui qui détermine notre approche des œuvres que nous lui présentons ». Partant du constat que « l’on reçoit autant que l’on donne », Monique a aussi appris à combattre les préjugés et faire taire l’appréhension de « ceux qui ont peur de ne pas comprendre ». « M’entendre dire : je ne regarde plus les choses de la même façon est la plus belle des récompenses ! » s’émeut-elle avec une touchante sincérité.
Mais que fait cette femme à la passion communicante quand elle ne se perd pas dans la contemplation ou l’explication d’une oeuvre d’art ? Elle lit beaucoup – des polars, de la BD, de la littérature sud-américaine -, et marche dans les bois car la nature est aussi œuvre d’art. « Je suis une inconditionnelle de la cueillette des champignons et du brame des cerfs », ajoute-t-elle dans un éclatant sourire.
