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Nicolas Saez Manzanares
Premier champion du monde en titre de para tae kwon do.

Un coup d’essai transformé en coup de maître : sélectionné pour participer au premier championnat du monde de para tae kwon do organisé au printemps dernier à Bakou, en Azerbaïdjan, le Rambolitain Nicolas Saez
Manzanares s’offrait la première marche du podium !
Où comment rentrer de façon retentissante dans l’histoire mondiale du tae kwon do, alors qu’on a à peine trente ans, … Enfant vif et énergique, Nicolas découvre les arts martiaux dès l’âge de six ans. Le judo déjà et puis, en parallèle, l’aïkido. « J’avais atteint un bon niveau », estime-t-il, quand, en 1993, un accident qui le laissera handicapé d’un bras, l’éloigne pour quelques années des tatamis. Mais cette parenthèse ne le coupe pas pour autant de la pratique sportive : footing et autres exercices entretiennent sa forme jusqu’à lui permettre de rejoindre le club de tae kwon do de Rambouillet en 2003.
Fierté et émotion
Dispositions naturelles, entraînements intensifs sous la houlette de Lionel Baguisi-tae kwon doiste 4e dan ayant participé aux derniers JO de Pékin
, le jeune sportif démontre vite de rares qualités. De quoi, en avril dernier, inciter Aminata, son autre professeur classé ceinture noir 4e dan, à l’inviter à participer à la sélection engagée par la Fédération nationale en vue de ce premier championnat mondial. « Nous étions une vingtaine pour quatre places… », se souvient Nicolas. La suite de cette aventure est écrite quelques lignes plus haut : des séances d’entraînement avec l’équipe de France, « sans distinction handisport » souligne le Rambolitain, un long voyage vers cet état du Caucase pour, au final, l’emporter dans sa catégorie (
68 kilos) sur un score de 8 à 3. « Entendre jouer la Marseillaise pour saluer sa propre victoire est un moment d’une exceptionnelle force », admet Nicolas qui remettra son titre en jeu dans quelques mois.
Ses objectifs avoués : conserver plusieurs années cette place sur le podium et participer aux JO de 2016 au Brésil quand le para tae kwon do sera reconnu handisport, espère-t-il.
Bravo et longue route semée de lauriers, Nicolas !
